MON OUVRAGE

Ouvrage à télécharger : Allons, enfants de la patrie…


J’ai écrit cet opuscule en un jet en janvier 2011. C’est mon cri du cœur. Je l’ai aussitôt soumis à l’éditeur de Stéphane Hessel, auteur du fameux Indignez-vous !i Il ne m’a jamais répondu, mais a gardé mon tapuscript jusqu’à ce jour.

J’ai, par la suite, constaté qu’il a publié une réponse au vieux monsieur sympathique et plein d’ardeur juvénileii qui a trait au « grand danger » que représenterait l’immigration pour la France avec la part belle faite à la dissolution de notre mode de vie par « les étrangers » (comprenez surtout basanés et musulmans…). Cette réponse ne traite pas le problème fondamental auquel nous sommes confrontés mais se contente de stigmatiser les étrangers et les Français de la « diversité » selon la propagande politico-médiatique la plus abjecte de ces dernières années et selon la devise « diviser pour mieux régner ». J’ai donc compris qu’à moins que mon indignation ne se plie aux exigences de sa ligne éditoriale propagandiste, j’aurais fort peu de chance d’être publiée par lui. En effet, mon ouvrage traite (sommairement mais c’est voulu) de la machination globale inhumaine qui est en train de nous broyer, et propose une solution qui ne consiste pas à tous les renvoyer à la mer ; en tout cas, pas ceux-là !

Depuis 2011, j’ai révisé mon texte et ajouté un chapitre sur les fumeux Droits Fondamentaux que nous accorde l’Union Européenne et qui recèlent une belle surprise. J’ai aussi changé le titre original de l’ouvrage.

Cette contribution est ma réponse à l’appel à l’insurrection pacifique de feu Stéphane Hessel. Je propose que nous exercions notre pouvoir souverain de réécrire la Constitution de la France car, contrairement à ce que nos politiciens nous promettent la bouche en cœur, aucun changement positif ne pourra être opéré à l’avenir dans notre pays, à aucun niveau que ce soit, sauf à doter la France au préalable d’une nouvelle Constitution qui sera la matrice de la réorganisation complète et réellement démocratique des pouvoirs, et reprendra sa place de norme supérieure. En effet, notre Constitution actuelle est squattée par des traités internationaux à visées uniquement économiques et commerciales qui non seulement bousculent notre style de vie, notre tissu socio-économique, nos traditions et nous dépouillent de nos acquis sociaux, mais sont considérés, de surcroît, comme lui étant supérieurs, alors qu’ils ont été rédigés à notre insu, imposés contre notre volonté et dans un but tout autre que notre intérêt.

Nous avons le récent —et ô combien stimulant !— exemple de l’Islande, un petit pays courageux et plein de bon sens et d’art de vivre, qui a viré son gouvernement au complet, poursuivi et écroué ses banquiers et hommes politiques véreux, traîtres et rapaces, organisé un référendum sur la fameuse « dette publique » et la soi-disant nécessité d’imposer une austérité au peupleiii pour savoir si les Islandais —qui n’étaient pas aux manettes et qui n’ont donc pas créé la situation catastrophique du pays— voulaient payer la dette et subir l’austérité ou non. Résultat : le peuple islandais a catégoriquement refusé de payer la dette des banquiers et de subir l’austérité comme le fait la Grèce dont le dépeçage bat son plein. Les Islandais se sont également attelés à réécrire leur Constitution pour s’assurer que les rapaces de la banque et de la finance ne puissent plus jamais les plumer en leur racontant que ce serait leur rôle de jouer les bailleurs de fonds que cela leur plaise ou non (le cas du malheureux peuple cypriote vient à l’esprit).

Le système dans lequel nous fonctionnons et tentons de survivre n’est pas réformable, il faut le remplacer radicalement. Cela commence par une nouvelle Constitution.

Sylvie: de la famille Buisson
alias BibiCabaya


i Indigènes Éditions, 2010.

ii Stéphane Hessel est décédé en février 2013.

iii L’austérité est toujours destinée au peuple, jamais aux banquiers, personnels politiques ou grandes entreprises.

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